Le Patrimoine de Gigondas

 
 

Les monuments majeurs et lieux d'intérêts

 
 


Le Château Féodal
Il a appartenu aux Princes d'Orange, et a probablement été utilisé comme résidence secondaire. Plus tard, en 1678, les Hospices furent créés. Après la révolution Française, ce lieu fut aménagé en école pour jeunes filles, pour être enfin abandonné au début du XXème siècle, et tomber rapidement en ruines.
De 1983 à 1994, l'association « Gigondas d'Hier et d'Aujourd'hui », entreprend sa restauration, en collaboration avec l'association « REMPARTS ».
Aujourd'hui, ce site est utilisé en tant que lieu culturel, avec, d'une part le Cheminement de Sculptures, et, d'autre part, le festival des Soirées Lyriques.

L'Eglise paroissiale Sainte Catherine d'Alexandrie
Sur le même plan de sol que l'édifice primitif, elle est une deuxième construction datant du début du XVIIIème siècle. Son beffroi, son horloge et son cadran solaire datent de la même période. On peut noter sur sa façade une niche abritant la statue de l'Immaculée. La toiture, très typique et pyramidale, couvre la nef centrale dont les voutes en ogives, épousent les mêmes formes.

La Chapelle Saint Côme et Saint Damien
Située sur la route menant au massif des Dentelles de Montmirail, elle offre un panorama exceptionnel sur le village et son enceinte historique. Elle date du XIIème siècle, et a remplacé un édifice plus ancien datant du VIIème siècle. Elle n'a jamais été achevée, et on peut découvrir des marques de tâcherons dans l'angle de la nef en ruines. Le transept et sa voute en berceau, ont été aménagés au XIXème siècle. Plus tard, en 1973, des vitraux rappelant la vie de St Côme et St Damien ont été insérés dans les absidioles.

La Tour Sarrazine
Dressée dans le massif des Dentelles de Montmirail, et datant du XIIème siècle, elle est un ancien poste de garde, encore visible aujourd'hui malgré l'usure du temps.

 Le Monastère de Prébayon
Implanté sur la commune de Gigondas jusqu'à la révolution Française, il rejoint ensuite le territoire de la commune de Séguret. La vallée du Trignon faisant, en effet, les nouvelles limites administratives entre les deux communes. Cette abbaye fut construite au VIIème siècle. Après les pluies torrentielles de 962, le couvent ayant été partiellement détruit, les religieuses trouvent alors refuge au domaine St André de Ramières.

Saint André des Ramières
Les religieuses fondent ici, au milieu du XIIème siècle, le premier couvent Cartusien. Celui-ci est fermé en février 1734, sur ordre de Louis XV, entériné en décembre 1735, par bulle du Pape Clément XII.
Ce magnifique domaine devient alors la résidence secondaire des évêques d'Orange, pour être vendu au bien national à la Révolution Française. Ce domaine est aujourd'hui une exploitation viticole.

La station thermale « Le Montmirail »
Elle a connu son apogée du milieu du XIXème siècle, jusqu'à la seconde guerre mondiale. Des célébrités comme Stendhal, Sarah Bernardt ou Frédéric Mistral, y ont séjourné. Ses eaux étaient reconnues pour le traitement des maladies de la peau. Une eau « purgative », liée au sulfate de magnésie, a été commercialisée. Le tarissement de ses sources a mis définitivement fin au thermalisme.

Le Menhir
Située sur le GR de Pays, à proximité de l'ancienne station thermale « Le Montmirail », cette pierre monumentale a été classée en 1912 parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique.
 
 
 
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La Culture à Gigondas

 
 

Plusieurs associations développent et font la promotion de la culture sur notre commune :

 
 

L'Association Culturelle de Gigondas

 
 

  L'Association est impliquée, d'une part, dans l'organisation des soirées Lyriques de Gigondas et, d'autre part, dans la gestion de la Bibliothèque.

* Les Soirées Lyriques.   petit fute

  Le magnifique Théâtre de verdure, situé aux hospices, vous accueille dans ses murs (remparts médiévaux et anciens chemins de rondes). Le festival des « Soirées Lyriques » est organisé depuis 1994, et se déroule chaque année, la première quinzaine du mois d'août.

www.soireeslyriquesgigondas.com
Tél: 04 90 35 52 74

* La Bibliothèque.
7, rue Raymond V des Baux

  Située au Quartier de la Gardette , derrière la Poste , elle ouvre ses portes au public :
le mercredi de 09H30 à 12H00
le vendredi de 10h30 à 13h00
(Fermée pendant les vacances scolaires).
Les ouvrages sont disponibles en Français, Anglais, Allemand et Néerlandais, et sont renouvelés régulièrement avec l'aide de la Bibliothèque Départementale de Prêt (B.D.P), et de son bibliobus.

Tél: 04 90 35 52 74
bibliotheque@gigondas-mairie.fr





 
 
Espace culturel
 
 

Depuis son inauguration en 2011, ce très bel espace culturel situé 2 Place des Vignerons, au cœur du village de Gigondas, accueille des expositions durant toute l’année.
De mai à octobre, il est dédié à  toutes les formes d’arts, aussi bien classiques que contemporaines.

De novembre à avril, il est particulièrement consacré à des expositions sur le patrimoine.

Consultez le programme culturel (site internet de la Mairie de Gigondas)
espace culturel
 
L'Office de Tourisme
 
 


Les visites guidées

  L'Office de Tourisme organise des visites guidées toute l'année. Elles sont principalement axées sur l'histoire et l'urbanisme du village, de la période préhistorique à nos jours, et vous mène à travers des ruelles pittoresques vers les anciens hospices, d'où une vue panoramique vous est offerte sur la Vallée du Rhône.

  Ces visites sont proposées par une guide conférencière agréée par le ministère de la culture. Elles peuvent être dispensées en Français, Anglais, Allemand et Néerlandais.


Pendant les « Journées du Patrimoine »

Pour les groupes :  (visites payantes) :
Sur rendez-vous, dans les langues mentionnées ci-dessus.

Pour connaître les conditions et tarifs, prière de nous contacter :
Tél : 04.90.65.85.46. ou de notre site.






 

Un peu d'histoire

 
 


Depuis la préhistoire
L'occupation humaine est attestée depuis la période du néolithique moyen. Ce sont les Romains qui ont donné le nom au village, ayant introduit la culture de la vigne et de l'olivier.
« Jucunditas » ou « Jucundus » « Joie et allégresse », ce terme latin est devenu au fil du temps « Gigondas ».
Plusieurs restes d'implantations agricoles romaines (villae), ainsi que de nombreuses sépultures, sont mis à jour au quartier des Grames.
Après l'invasion des Sarrasins au VIIIème siècle, les habitants du lieu envisagent de se regrouper en communauté et construire un village « sûr », en hauteur et entouré de remparts, afin de se protéger d'éventuels envahisseurs.

Quel meilleur lieu, que de prendre en toile de fond, le massif naturel des « Dentelles de Montmirail » !, se laissant ainsi la possibilité de s'enfuir en cas de danger imminent vers les bois et rochers déchiquetés, situés à proximité.
Voilà un village perché qui va naître. Un Comté va être créé.

La période de la Principauté d'Orange (1150 – 1731)
D'après la légende, qui semble être historique aujourd'hui, Charlemagne chasse les Sarrasins, aidé par son cousin Guillaume au Court Nez (se transformant au fil du temps, de Court Nez, en Cornet, symbole que l'on retrouve aujourd'hui sur les blasons des communes ayant appartenu à l'ancienne Principauté d'Orange).
Incontestablement, c'est bien la famille Nassau, qui, au XVIème siècle, hérite de cette Principauté. Ce nom, est encore porté par la famille royale des Pays Bas (Oranje Nassau).
C'est sous l'ordre de Louis XV, en 1731, que la Principauté est officiellement annexée au Royaume de France.
De ce prestigieux passé témoignent les imposants remparts, qui, en grande partie, entourent encore le village de Gigondas. Ceux-ci, construits au moyen âge, sous l'ordre des Princes d'Orange, étaient destinés à se protéger contre toutes attaques, venant soit du Comtat Venaissin (terre Papale), soit du Dauphiné.

Les personnages illustres des « temps modernes »
Nous citons d'abord deux enfants du pays qui sont devenus missionnaires :

Monseigneur Faraud.
Né en 1823 et décédé en 1890, il a été au service des Oblats de Marie Immaculée. Il a vécu une grande partie de sa vie au nord du Canada.

Le Père Signoret .
Il a consacré sa vie à l'évangélisation et à la lèpre, en Chine dans la province du Yun-Nan. Il y fut massacré en 1950, par une troupe de brigands.

Eugène Raspail.
Né à Gigondas en 1812, et dans un tout autre registre, il fit une brève carrière politique (Député de 1848 à 1849) comme son illustre oncle Jean-François. Néanmoins, ses opinions opposées au régime en place, lui ont valu la prison, puis un exil de plusieurs années en Italie.
De retour sur ses terres, il édite un ouvrage sur ses études géologiques et paléontologiques du saurien fossile du Nestosaurus Gigondarum (Reptile de plus de 3 mètres de long, qu'il avait découvert dans le Massif des Dentelles de Montmirail), avec quelques notes géologiques sur ces montagnes de Gigondas.
De son père, il hérite du domaine « Le Colombier », transformé en quelques années en « Château Raspail », inspiré du style Italien qu'il avait découvert lors de son exil. Il s'éteindra à Gigondas, en 1888.